30 octobre 2003

hit me baby one more time...

Il y a des jours comme ça où on ne peut plus voir son blog en peinture. Chaque apparition de la chose sur votre navigateur vous donne envie de vomir, et vous tournez en rond sur csszengarden en vous disant que vraiment, il est tant de relifter le bébé.

Généralement, c'est aussi ce genre de jour où vous tombez sur un gros bug d'IE. Tellement gros qu'on met une heure à le contourner, après avoir passé une heure à se demander si on n'avait pas fait une bêtise quelque part dans sa feuille de style.

Bref. Asi est mi vida loca, comme dirait l'autre.

Rédigé par manu à 15h53 | Commentaires (9) | TrackBacks (0)
Categorie : [geekeries]

29 octobre 2003

précarité

Comment se faire virer en 2 minutes ? Tenez un blog. Tout simplement.

Vous permettez que j'aille vomir ?

Rédigé par manu à 19h41 | Commentaires (4) | TrackBacks (0)
Categorie : [geekeries]

traits d'unions

L'expression « tirer un trait sur le passé » est parfaitement inadaptée. A la rigueur, on peut tirer des traits sur le présent. Ou plus exactement sur le conditionnel. Il s'agit même d'être inconditionnel.

Rédigé par manu à 17h38 | Commentaires (2) | TrackBacks (0)
Categorie : [généralités]

N.

Chère N. Personne ne t'en veut d'être si présente, personne ne saurait te tenir rigueur de nous envahir par moments, par vagues. Mais ta futilité n'a d'équivalent que ton nombre d'adorateurs. A la rigueur, tu nous permets de canaliser des pulsions naturelles, de les concentrer vers un bouc émissaire quelconque, histoire de nous soulager à la fois les poings, la conscience, et le foie. Mais par définition, un bouc émissaire, tout adapté qu'il soit, n'est jamais la seule source de nos problèmes.

N., donc, évite de nous faire dire n'importe quoi. Si l'un d'entre nous doit faire l'objet de ton attention, ça n'est pas la jolie proie facile. C'est l'Autre, tout aussi difficile que cela puisse paraître. L'Autre, l'intouchable, qui nous a pourtant coulé. Pas irrémédiablement, pas définitivement. Comme dans tous les jeux, on peut toujours se refaire. Jamais avec la même mise, jamais avec la même combine.

Foutue N., passe ton chemin. Que les gens que tu aveugles puissent passer à autre chose. Apprendre à vivre, c'est un peu ré-apprendre à lire -- savoir tourner la page, et marquer des points à la fin de la phase.

You see
You feel
You know
React
You're waiting
You're waiting

Change
Killing Joke - Change
Rédigé par manu à 13h03 | Commentaires (1) | TrackBacks (0)
Categorie : [introspection]

24 octobre 2003

Various Invisible People

triste monde

Aussi bizarre que ça puisse paraître, il est plus banal de se faire un rail de cocaïne dans une soirée hype sur les Champs Élysées que d'y boire une vodka. Et puis finalement, c'est pas vraiment étrange, ça coûte moins cher.

Rédigé par manu à 14h19 | Commentaires (0) | TrackBacks (0)
Categorie : [généralités]

21 octobre 2003

Comment voyager avec une blanquette

meuh!

Dimanche, 20h50. J'ai les talons qui font un bruit d'estomac en panique. Les couloirs défilent, et donnent ainsi la réplique aux deux jours qui viennent de s'écouler. Paris-Caen-Paris-Montargis-Paris. 24 heures dûment remplies à faire la fête, tomber malade, vider mon compte en banque à la fnac, saboter mes papilles avec un hamburger-frites, soudoyer un contrôleur SNCF, snober mon banquier, défaire ma valise, refaire une valise, remonter dans un train en marche, manger comme quatre, prendre 250 photos, faire deux heures de vélo, et dormir dix heures d'affilée.

Je saute dans un métro - du moins j'essaie. Mon sac empêcherait un boeing 747 à vide de décoller. Je balade avec moi quelques kilos de blanquette de veau, une bouteille de liqueur de whisky importée d'Irlande, et un bon gros mal au bide. Je dois avoir une tête symathique - ou une tronche de cadavre, toutes les petites vieilles qui hantaient la rame de métro s'écartent avec un sourire grimaçant pour me laisser m'asseoir. Je n'ai même pas à éviter le coup de sac de la plus aigrie d'entre-elles, une autre l'a intercepté et l'a envoyé s'écraser sur le teckel à poil ras qui défend la porte contre les courants d'air. La tension monte chez les veuves, des cheveux bleu-violet commencent à voleter dans l'air. Je pose mon casque sur mes oreilles pour bénéficier d'un peu de calme.

Changement de métro, tout se transforme. On est à Opéra, mais pour de vrai. Exit les mamies, voilà la relève. De bons jeunes bien frais, dont la tête n'est pas encore pervertie par le grand âge. Ça se voit, ils jouent à pierre-ciseaux-papier en tordant leurs dreadlocks autour de leur index. Dans mon casque, Pleymo joue "Chérubin". Tous les morceaux du puzzle s'assemblent. Les jeunes se lèvent, le train s'arrête.

Le métro vient de dégueuler une horde de furieux : des barbus, des chevelues, des rasés, les peaux luisent sous la lumière crue des néons. Tout ce petit monde se met en branle et brandit sa bombe de peinture noire. Pendant trente secondes, le contrôleur de station, étourdi, fixe la scène, pendant que sa mâchoire qui traine par terre se fait piétiner.

Le métro émet un long son strident, les portes claquent. Mon discman saute une chanson. Mon regard se perd sur l'oeuvre d'art qui couvre désormais les murs de la station ; Stop la pub, on n'est pas des porte-monnaie. Laëtitia Casta a des moustaches et des bites partout. UMP = fachos. J'ajouterais même "tous pourris". Surtout Bérégovoy et Mitterrand à l'heure qu'il est. éteignez vos télés. J'en ai plus, le tube cathodique n'a pas supporté les 3 kilos de poussière qui la recouvraient. Vive le commerce équitable. Vivent les vendeurs de peinture en aérosol, oui. Et vive la couche d'ozone. Vivement que je rentre aussi, tiens, pour le coup.

La personne assise en face est floue. La fourbe se prend pour un derviche. Qu'elle cesse où je ne réponds de rien. Elle me souffle une bonne bouffée au visage. Pas de doute, sa clope n'est pas issue du circuit de consommation capitaliste classique. Je grimace. La silouhette fumeuse doit prendre ça pour un reproche, elle se floute de plus belle, et me renvoie une volute tournante à la figure. Tant pis, elle l'aura cherché. Je me vomis sur les pieds.

Rédigé par manu à 21h01 | Commentaires (4) | TrackBacks (0)
Categorie : [weekend]

13 octobre 2003

à vot' bon coeur

défriqué ?

Début de semaine chaleureux, malgré le temps : on voit des gens danser place de la république. Il y en a même qui remercient les forces de l'ordre, allez savoir pourquoi.

Malgré la bonne humeur qui règne dans tout Paris, certains continuent inlassablement de débattre pour savoir si Lucien Ginsburg était un talentueux nain fini ou un nain de jardin décoratif (avec de grandes oreilles et une voix exaspérante, comme tous les objets décoratifs qui parlent). D'autre se chamaillent pour s'auto-proclamer nouvel espoir du net franco-mondial, statistiques à l'appui.

dek\, lui, a décidé très sagement de ne verser dans aucune polémique.

Rédigé par manu à 23h55
Categorie : [généralités]

10 octobre 2003

heurts de pointe

plic ploc

La scène se passe un vendredi soir, à quelques mètres sous terre. Voilà deux heures qu'on n'entend que les notes diffuses d'Eros Uber Alles qui s'échappent discrètement d'un écouteur, perdu sur un bureau en parfait désordre. Les muscles sont fatigués, les traits tirés, et le silence lourd. Tout le monde essaie désespérément de donner le change. On distingue encore la petite étincelle de vie qui s'acharne à briller dans le reflet de leurs yeux, qui ne demandent pourtant qu'à se fermer.

Au milieu de toute cette torpeur, je fais tache. Voilà deux semaines que je dors comme un bienheureux, quelques heures par nuit. Deux semaines que je quitte prématurément le monde studieux pour aller noyer mes envies de sommeil dans des verres de vodka. J'ai tout ce qu'il faut pour me fondre dans le décor pourtant ; Les ombres dansent sous mes yeux éteints, et mon coeur bat au ralenti sous les soleils artificiels qui éclairent les murs irisés de la bulle. Mais ca ne prend pas. L'image du sauvage forcené enchaînant les nuits à travailler pour faire avancer les choses s'est estompée doucement, puis a fini par disparaître. Reste le fêtard, saoûlant son entourage au moins autant qu'il irrigue son foie. Celui que tout le monde cherchait quand il n'existait pas, et que tout le monde souhaiterait maintenant voir s'effacer. L'aiguille de ma boussole s'affole.

Fondamentalement, rien n'a changé pourtant. C'est juste mon moral, qui a cessé de faire le yoyo, au prix de quelques concessions ; j'ai du réfreiner mon enthousiasme, réfreiner mes envies d'exploser à la figure des gens quand je suis en désaccord profond. Un jour, j'en ai eu marre de nager à contre-courant. C'est encore plus usant que deux semaines de piscine. Ca n'est pas une histoire de sommeil, c'est une histoire de foi, de santé mentale. Je me suis battu, longtemps, pour arriver à d'infimes résultats et à de flagrants échecs. Je n'en peux plus. Tout s'est mélangé, précipité, pour me faire lâcher prise. Je ne tiens plus, ma tête, mon corps, et mon coeur hurlent à la mort, réclament des vacances. Que je ne peux pas prendre.

Malgré toute cette lassitude apparente, il me reste des glaives pour frapper dans l'eau. Il me reste quelques violons dans lesquels me libérer. Et quelques forces pour essayer d'influencer le cours des choses, malgré tout. Je n'ai pas changé, mais j'ai besoin de temps, un peu du mien, beaucoup du vôtre, chers tous, pour reprendre des forces. Je ne suis plus prêt à gaspiller mon énergie, ma voix et ma vie dans un seul but. J'ai besoin de calme aussi. J'ai besoin de me construire avant de construire autour de moi.

Je crois que j'ai trouvé la pierre qui manquait à l'édifice. Peut-être vous apparaît-elle encore un peu grossière. Ou peut-être avez-vous l'impression qu'à vouloir à tout prix la mettre là, je menace tout l'équilibre. Moi, j'ai simplement besoin de trouver cet équilibre, entre ma vie et celle des autres.

Rédigé par manu à 22h07 | Commentaires (12) | TrackBacks (0)
Categorie : [introspection]

01 octobre 2003

mots roses

plic ploc

Il pleut.

Le mois d'Octobre est arrivé, sans prévenir. Le ciel est gris, le vent est froid, les touristes ont disparu et les grognons qui klaxonnent à tout va sont de retour. Les strings ont regagné les tiroirs des commodes, et les culottes épaisses réchauffent les postérieurs refroidis par l'air du temps. Tout ce qui nous reste de l'été, c'est une poignée de blockbusters à l'affiche dans les cinémas.

Une nouvelle floppée d'étudiants a débarqué il y a de cela trois jours maintenant. Trois nuits, aussi, parce qu'ils travaillent sans cesse, les acharnés. Il faut dire qu'on prend soin de leur emploi du temps. Leurs yeux s'adaptent au climat. Hier encore, ils étaient de la couleur du soleil couchant. Ce matin, après une nuit claire, et 5 heures de cours intensif sans pause - excusez du peu, leurs joues imitent les vitres, qui se parent de goutelettes.

Mes joues à moi n'en mènent pas large non plus. Mon système lacrymal se met en route à chacun de mes baillements, et plus le temps passe, plus lesdits baillements sont fréquents. Du coup, je deviens fluvial de la tête au pieds. En accord avec le ciel. Regarder un écran devient vite insupportable, dans ces conditions. Malgré un déjeuner frugal, la digestion reste un moment difficile.

Cette fois c'est sûr, l'automne s'est installé. Il me faudra quelques jours pour m'y faire. En attendant, je veux des feuilles mortes, des parka, et un nouvel appareil photo. J'aimerais des sourires, de la bonne humeur, et une couette bien chaude. Et je rêve d'un train pour Caen.

October
And the trees are stripped bare
Of all they wear
What do I care

October
And kingdoms rise
And kingdoms fall
But you go on...and on...
U2 - October
Rédigé par manu à 13h12 | Commentaires (7) | TrackBacks (0)
Categorie : [musique]