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Redesigned or realigned ?

Depuis une heure, la nouvelle version du site de l'INSIA est en ligne. Après 3 ans de bons et loyaux services, WebAwake nous quitte. Adieu aux pages générées côté client, au contenu non-indexable, à l'ergonomie douteuse et au balisage d'un autre siècle. La nouvelle version devrait être conforme aux standards actuels, modulo les quelques typos que je n'ai pas encore débusquées et la propriété CSS spécifique permettant à IE6 de faire afficher mes PNG en exploitant leur couche alpha.

Cette refonte, que tout le monde jugeait nécessaire pour diverses raisons, aura pris un paquet de temps. 6 mois pour se mettre d'accord sur les principes et faire comprendre aux gens que non, les popups, marquee et autres introductions en flash n'étaient surtout pas des éléments essentiels pour un site web, 6 mois pour tout casser, un moment d'égarement assez long, pendant lequel tout a été mis entre parenthèses, et enfin, mi-décembre, un signal fort et une demande urgente. Au final, elle représente, à la louche, trois ou quatre semaines pleines de travail, et quelques poignées de cheveux.

J'aurais aimé pouvoir changer de charte graphique, mais peut-être qu'au fond, la décision consistant à garder la précédente était une bonne idée. Je me suis d'ailleurs longtemps demandé si je devais considérer cette refonte comme un réalignement ou un redesign.

Développer avec les standards du web, en respectant la sémantique et les bonnes pratiques, m'aura définitivement fait gagner un temps précieux. A vrai dire, ce qui m'aura vraissemblablement pris le plus de temps est certainement la localisation, compréhension et correction des bugs liés à certains navigateurs. D'ailleurs, les curieux pourront jeter un oeil à la feuille de style ; j'ai essayé, succintement, de signaler les problèmes à chaque fois que je les corrigeais. Comme on peut s'y attendre, IE5.5/win et IE6/win m'auront posé un bon nombre de problèmes. A ma grande surprise, IE5/mac n'aura pas été la source de trop d'ennuis. Les autres navigateurs m'ayant servis de plateforme de test pendant le développement sont Konqueror, Opera, Safari et Firefox, et mis à part quelques problèmes mineurs de cohérence dans la gestion des polices de caractères, aucun ne m'aura vraiment ennuyé. Ceci étant dit, le site n'exploite aucune technologie révolutionnaire, et ne fait encore appel à aucun code Javascript, la priorité étant de publier une première version le plus rapidement possible, et de l'améliorer ensuite

Ne soyez donc pas surpris si vous voyez le site évoluer dans les semaines qui viennent. J'espère d'ici là que vous prendrez plaisir à le consulter. Je suis bien entendu ouvert à tout commentaire.

Attachement n'est pas bondage

Lecteurs (aucun lien avec Hannibal), lectrices (toujours rien à voir), je sais qu'avec un titre pareil, vous vous dites (vous permettez qu'on se tutoie, hein ?) que je vais vous parler de sexactu. Mais en fait non, pas du tout, vous vous plantez le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate (et on sait combien ça peut faire mal).

Donc, le titre n'ayant rien à voir avec du BDSM (matez comment je balance des mots-clés, là, impressionnant, hein ?), il a sûrement à voir avec des sentiments, mmmh ? Attachement, tout ça, vous vous dites que je vais me mettre à parler de la dernière romance à la mode sur la blogiboule, ou de l'événement mondain de ce début de siècle. Encore raté.

Non, voyez-vous, outre le fait de vous faire languir avec mes tirades sans queue ni tête (mais comprenant moultes parenthèses), je voulais mettre le doigt sur quelque chose de bien plus hype que le sexe, de bien moins prenant que l'amour, mais un truc qui déchire grave, même sans papier : le nouveau service tshirtmail de comboutique.

Le principe est très simple : ouvrez votre logiciel de messagerie, écrivez un message à tshirtmail@comboutique.com, attachez le visuel à votre message, et hop, vous allez recevoir en réponse un petit mail vous permettant d'acheter le TShirt de vos rêves en deux clics et 48h chrono.

Alors, elle est pas belle la vie ? Vous pouvez remercier bap. Et la prochaine fois, je vous raconterai comment j'ai passé 2h à vouloir faire du drag&drop sur un merveilleux site de conception de TShirts au lieu de simplement cliquer. Et vous comprendrez mieux pourquoi je trouve tshirtmail fantastique. Peut-être aussi que vous vous bidonnerez en pensant à tous ces powerusers^Wutilisateurs de mac handicapés du réflexe.

grmbl.

2005 + 1

Je suis bien content de laisser 2005 derrière moi, ça n'était pas à proprement parler une année de rêve. Bon, ça n'était pas tout noir non plus, j'ai passé de très bons moments à apprendre le street hockey, deux semaines paradisiaques en Guadeloupe, et quelques jours de coupure à faire du ski avec de sympathiques jeunes adultes. Mais malgré tout, de manière assez inexplicable, le bilan reste, dans ma tête, assez pourri.

Heureusement, on a réussi à s'en débarrasser. Et je dois dire qu'on lui a fait un joli sort. Pour Maïa et moi, la fin de la misère a eu lieu le 23 décembre, au soir. Première minutes de vacances, véritable libération de l'esprit, malgré le relatif stress des cadeaux pas fait. Pourris gâtés entre le 24 et le 25, c'était déjà bien parti. Nouveaux rollers de compétition, musique et accessoires associés, habits pour geek, assortis de quelques livres géniaux, j'avais déjà de quoi me sentir mieux. Ajouté à tout cela, une énorme valise, ça donnait vraiment envie de partir. Ce qu'on a fait dès le 27.

Forcément, à 4h30, quand le réveil a sonné, on l'avait un peu mauvaise. Mais une fois dans le taxi, en voyant la bouille de Morue, tassée dans son siège, on s'est repris. On était en vacances, et on partait loin. Loin des emmerdes, loin du boulot, loin de Paris, loin de 2005. A nous Copenhague ! Et enfin, surtout, revoir Kiddik, sans ses angoisses, en bonne santé, et prêt à nous mettre des roustes à Mario Kart.

Ensuite, pendant 7 jours, on a tout oublié. Oublié comment lire un plan, oublié comment parler français, oublié de traverser la route quand le feu piéton est rouge, oublié de manger danois, oublié la caresse du soleil sur la peau, et oublié de s'ennuyer. Et ce qui est fou, c'est qu'en oubliant tout ça, non seulement on était heureux, mais on n'est pas prêt de l'oublier.

Suivent donc quelques remarques en vrac sur le Danemark :

  • Il n'y fait pas particulièrement froid, quand on est bien couvert
  • La petite sirène ne mérite pas le détour, mais vous le ferez quand même. A la rigueur, profitez-en pour aller voir les éoliennes
  • Le Gløgg est une boisson délicieuse. Si vous allez en Suède, demandez un glögg, ça se prononce pareil
  • Les voitures sont vendues 25% moins cher au Danemark qu'en France
  • Une taxe d'immatriculation danoise s'applique sur le prix du véhicule. Elle est de 105% sur les 53000 première couronnes, et de 180% sur le reste. Autant dire qu'il n'est pas donné à tout le monde d'avoir une voiture là-bas
  • Du coup, les danois ont autant de sortes de vélos que les français ont de sortes de pain
  • Ce qui ne veut pas dire que les danois sont en reste question pain. La seule chose qu'ils n'ont pas, c'est la baguette, au grand dam de tous les expatriés qui vivent là-bas

Voilà, pour le reste, on a fait bien trop de photographies ; a priori, je ferai une petite galerie, mais je dois également mettre en ligne les photos de notre voyage en Europe de 2004, de Prague l'année dernière, de Guadeloupe en mai, il est donc probable que ça mette un certain temps. Mais comme Morue nous a déjà prêté Sex & the city, je vais être obligé de faire ça vite, quand même. Ou alors, on lui prêtera la saison 1 de Desperate Housewives (*tousse*)

Bonne année !

bonne année 2006 !

En direct de Copenhague, je vous souhaite à tous une excellente année 2006 !

Un drôle d'insecte...

Je viens de passer trente minutes à résoudre un bug de l'interpréteur Javascript de Safari 1.3 (ayant l'interdiction d'entrer dans la pièce d'à côté pendant l'emballage des paquets, il fallait bien que je m'occupe, hein... Bon, j'aurais pu faire la vaisselle, mais c'était un peu trop attendu, j'ai préféré faire original ;-) )

  • Description du symptome : un code Javascript utilisant des exceptions fonctionne sur IE6, Gecko, KHTML, Opera, mais... pas avec JavascriptCore.
  • Début de solution : ajoutez donc un point-virgule à la fin de vos instructions "throw"

(Je rappelle qu'a priori, les point-virgules ne sont pas obligatoires en Javascript)

C'est vraiment curieux, comme bug... D'ailleurs, si quelqu'un pouvait me dire s'il est également présent dans Safari 2.0, ça serait chouette.

Bon, au passage, ça m'aura permis de découvrir la console Javascript de Safari, qui est bien cachée, mais terriblement pratique. Pour les curieux, donc, il suffit, dans un terminal, de taper :

defaults write com.apple.Safari IncludeDebugMenu 1

Vous trouverez plus d'infos dans la FAQ Safari

Style vs. Design

Many young web designers view their craft the way I used to view pop culture. It's cool or it's crap. They mistake Style for Design, when the two things are not the same at all. Design communicates on every level. It tells you where you are, cues you to what you can do, and facilitates the doing. Style is tautological; it communicates stylishness. In visual terms, style is an aspect of design; in commercial terms, style can communicate brand attributes.

It can also convey the designer's contempt for the subject matter. "This is boring, so here are some stripes and here's a drop-down menu, so you'll know I'm better than this stupid assignment." On this level, style is an underground language, from one peer to another, having nothing to do with the site's visitors or purpose. Indeed, this stylistic appliqué can interfere with the site's purpose. Then the usability gurus step in, blaming Design for the failings of stylistic fetishism.

Style vs. Design - Why understanding the difference is what it's all about
par, et via Jeffrey Zeldman

Instantanés

votez

Dans la série des séries...

Oz me propose un petit jeu contagieux. Je n'aime pas ça, mais je vais faire l'effort, pour une fois. Si ça se trouve, ça me changera.

Comment ça marche ? Ecrivez 6 trucs au hasard à propos de vous, et donnez les noms des 5 personnes à qui vous allez ensuite refiler le bébé.

Au hasard, donc :


  1. Je suis parfaitement gaucher, dès lors qu'il s'agit d'écrire ou de manger. Pour utiliser des ciseaux ou jouer au tennis, j'utilise en revanche ma main droite, comme tout le monde.
  2. Je ne sais jamais vraiment ce que j'ai envie de manger. A vrai dire, j'ai rarement envie de manger. Il m'arrive en revanche souvent d'avoir faim.
  3. J'ai une peur incontrôlée des poissons. Du moins, quand ils sont dans l'eau, et que j'y suis aussi. C'est loin d'être l'idéal pour passer ses vacances à faire de la plongée en Guadeloupe.
  4. J'ai été opéré deux fois des tympans. Pour une greffe sur chaque. Du coup, même si je n'avais pas peur des poissons, je ne pourrais pas faire de plongée sous-marine, puisque la pression m'est insupportable au delà de 2m de profondeur.
  5. Je n'ai jamais fumé une seule cigarette, mais je fréquente suffisamment les lieux publics et les bureaux enfumées pour mourir d'un cancer des poumons à 30 ans.
  6. J'ai commencé à apprendre l'allemand il y a plus de 6 mois, et j'ai fait 6 leçons. A ce rythme, je devrais pouvoir commander une bière, une Wurst et de la Senf dans une brasserie bavaroise d'ici quelques siècles.

Voilà, c'était vraiment très intéressant. Et du coup, je renvoie la balle à kiddik, à qui ça fera le plus grand bien de s'exprimer en français après ce qu'il a vécu mardi dernier, bankair parce qu'il est mutique en ce moment, Bap* et morue parce qu'on n'est pas colocataires pour rien, et tdd, histoire de le décider à enlever la modération de ses commentaires, qui est contre-productive puisque personne ne commente plus chez lui, du coup.

Explosiv wie Kerosin

Ich brauche Zeit
Kein Heroin kein Alkohol kein Nikotin
Brauch keine Hilfe
Kein Koffein
Doch Dynamit und Terpentin
Ich brauche Öl für Gasolin
Explosiv wie Kerosin
Mit viel Oktan und frei von Blei
Einen Kraftstoff wie

Benzin

Brauch keinen Freund
Kein Kokain
Brauch weder Arzt noch Medizin
Brauch keine Frau nur Vaselin
Etwas Nitroglyzerin
Ich brauche Geld für Gasolin
Explosiv wie Kerosin
Mit viel Oktan und frei von Blei
Einen Kraftstoff wie

Benzin

Gib mir Benzin

Es fließt durch meine Venen
Es schläft in meinen Tränen
Es läuft mir aus den Ohren
Herz und Nieren sind Motoren

Benzin

Willst du dich von etwas trennen
dann musst du es verbrennen
Willst du es nie wieder sehen
lass es schwimmen in Benzin
Benzin
Ich brauch Benzin
Benzin
Gib mir Benzin

Rammstein - Benzin

repartie

Le problème avec les hommes politiques, c'est qu'ils n'ont souvent aucun sens de la répartie. C'est dommage, pour des communiquants. Du coup, on a le droit assez régulièrement à des débats complètement stériles, une langue de bois écoeurante, mais surtout de grands moments de honte pour ceux qui les regardent.

Illustration ce soir, dans "à vous de juger", où une Arlette Chabot particulièrement détestable demande à deux hommes de gauche de lui citer des actions qu'ils trouvent positives dans n'importe quelle formation de droite ayant gouverné jusqu'ici.

Réponses :

  • De Gaulle
  • L'action pour la sécurité routière du gouvernement actuel

La première réponse est tellement inepte et à côté de la plaque que j'en suis encore assis, et la deuxième, même si je la trouve parfaitement recevable, a bien mis deux minutes à venir. C'est dire comme nos hommes politiques sont la tête dans le guidon et le guidon sur une autre planète.

Non parce que parmi les lois votées sous un gouvernement de droite, on trouve quand même, au hasard, et sans avoir besoin de réfléchir 2 minutes :

  • Le droit de vote des femmes (si on doit absolument parler de De Gaulle dans un débat politique en 2005, hein, autant prendre ça)
  • Le droit à l'avortement (merci Simone)
  • Le PACS (soutenu par Roselyne Bachelot, qui est bien de droite, mais voté en 1999 sous le gouvernement Jospin)
  • La loi contre les propos homophobes (n'en déplaise à beaucoup)

Le débat de ce soir était décidément bien mauvais.

Oui mais non

Trois semaines à tourner en rond, à aller de prototype en prototype, généralement sans même les commencer pour de vrai. Trois semaines à mûrir des choix, puis les laisser se désécher sur place. Trois semaines de couleurs délavées, de textes fades, de mises en page ratées. Trois semaines, pour arriver à changer trois lignes. Je laisse tomber pour le moment, rien ne me va. Mais comme je n'aime pas l'inaction, vous héritez d'un élastique et d'une double rature verticale.

Vous me direz, ça vaut peut-être mieux. Je suis le seul à savoir ce que vous avez raté, mais c'est mieux comme ça.

Oh et puis un jour j'écrirai quelque chose d'intéressant aussi. En attendant, vous pouvez toujours faire un tour sur sexactu, c'est bien mieux mis à jour que ce pauvre blog.

Oui, il y a de vraies femmes sur Internet.

Voici une traduction d'un billet de canllaith, Yes, there are real women on the internet. Je rêverais que cela puisse contribuer à ouvrir les yeux de certains.

Oui, il y a de vraies femmes sur Internet.

Je passe beaucoup de temps sur Internet. Je suis beaucoup trop souvent sur IRC, je joue à des jeux en ligne, et j'ai rencontré la plupart de mes amis proches sur Internet, avant de les rencontrer 'IRL'. J'ai même trouvé l'amour sur Internet. J'ai contribué à plus d'un projet open source, et mon nick a acquis une certaine notoriété grâce à ma participation dans le projet KDE. On trouve facilement des photos de moi sur la toile, et google permet d'obtenir de nombreuses informations sur moi, extraites des journaux d'activité (commits logs) et des archives des listes de diffusions. C'est chouette que KDE m'ait donné l'opportunité d'exposer mes compétences publiquement, de les rendre accessibles à qui souhaiterait m'embaucher.

Mais tout cela a un prix. Parce que, voyez-vous, je suis une femme.

La plupart d'entre-vous, qui me lisez, doit se dire 'Et alors ?'. Si c'est votre cas, ce que je suis en train d'écrire ne vous concerne pas. Vous êtes un gars ou fille lambda, et vous pensez que le fait que je sois une fille n'a pas grand chose à voir avec ce que je fais pour KDE, sauf quand au sein du projet, nous sommes amenés à parler de qui nous sommes, d'où nous venons, et ce que nous faisons.

"Oh mon dieu, qui est cette nana en photo sur ta page web ??? c'est ta copine ?"

"T'es une nana ? OH MON DIEU, ÉPOUSE-MOI !"

"T'es une femme ? T'es une femme et tu codes ?"

"Les filles n'utilisent pas Linux"

"Les femmes 'hackers' n'existent pas"

"Il n'y a pas de femmes dans le domaine de l'open source"

"T'es une fille ? Photos stp"

"Y'a pas de fille sur freenode, y'a que des gars qui font semblant d'être des filles"

"Les filles sont pas très douées avec les ordinateurs"

J'aimerais pouvoir vous dire que j'ai eu à remonter des mois, voire des années dans mes logs IRC pour trouver tous ces exemples. Malheureusement, une seule semaine de logs a suffi. J'aimerais aussi beaucoup vous dire que ces extraits sont les pires. Ils ne le sont pas, pourtant. Les femmes qui sont sur IRC reçoivent souvent des messages privés indésirables, qui vont bien au-delà de ce que je souhaite écrire sur une page web que ma famille lit. Je suis toujours aussi surprise de voir les réactions choquées des garçons sur IRC quand ils apprennent que je suis une fille. Je suis encore plus surprise quand des articles sur des contributrices KDE sont publiés sur KDE.news, et que certains laissent des commentaires à côté de la plaque, lubriques ou orduriers.

De nombreuses femmes contribuent à KDE, et sont impliquées dans toutes les facettes de son développement. Nous codons, nous hackons, nous corrigeons des bugs. Nous sommes impliquées dans l'ergonomie, la documentation et tout ce qui touche aux aspects graphiques. La présidente actuelle du comité de direction de KDE e.V. est une femme. Nous sommes efficaces. Être une femme ne fait pas de nous des gens moins capables, et nous nous passerions bien de lire les commentaires débiles qui sont faits chaque jour sur IRC, sur les listes de diffusion et sur les forums. Ces commentaires prouvent seulement que leur auteur n'est pas très sociable, et déclenchent souvent beaucoup d'hostilité.

Ces comportements mettent mal à l'aise les contributrices et celles qui aspirent à le devenir. Certaines d'entre elles pensent même qu'on ne veut pas d'elles, et ne reviendront jamais. KDE ne peut pas se permettre de perdre des contributeurs, quel que soit leur sexe.

Si vous êtes un mec qui utilise IRC, de grâce, souvenez-vous de ça. Si vous êtes en train de discuter et que vous réalisez que la personne avec qui vous discutez est une fille, ne la traitez pas différemment à cause de son sexe. Continuez de la considérer comme vous le faisiez avant de savoir que c'était une fille. Je ne me réduis pas à mon sexe. Et ce n'est le cas d'aucune femme. Nous sommes dans le monde de l'open source et nous comptons y rester, alors autant que chacun s'y habitue =)

zqsd

Quand j'étais jeune, il m'est arrivé d'avoir à faire à des jeux piratés. Rassurez-vous de suite, je n'en suis pas particulièrement fier et j'en garde quelques souvenirs horribles.

A l'époque, outre le fait que ça prenait des plombes à télécharger, c'était un peu compliqué à installer. Il fallait parfois faire des choses absolument sidérantes, comme décompresser les textures puis les recompresser dans le bon format. Après une telle transformation, on obtenait généralement dans le jeu de superbes applats rectangulaires qui auraient rendu n'importe quel graphiste ayant bossé sur le jeu fou de rage, mais bon. C'était le prix à payer pour ne rien payer. On pouvait aussi télécharger les démos, mais c'était beaucoup moins drôle, et beaucoup moins geek.

Une fois les textures massacrées, il fallait s'occuper des musiques et des bruitages. Ces transformations n'avaient rien à envier à celle que je viens de décrire, mais l'oreille humaine est bien plus sensible aux déformations acoustiques que l'oeil ne l'est vis-à-vis des pâtés de pixels. Il est donc inutile que j'ajoute quoi que ce soit sur cette étape, vous grincez normalement assez des dents. Moi aussi à l'époque, mais c'était à cause des sodas sucrés que je buvais en trop grande quantité.

Généralement, après ce dur labeur, il y avait une chance sur deux ou trois pour que le jeu plante lamentablement avant même d'avoir affiché un logo. Frustrant, mais bon.

Aujourd'hui, je ne joue pas à un jeu que je n'ai pas acheté. Certains me traiteront de vieux con, mais ce sont les mêmes qui râleront parce qu'Electronic Arts a tué tout le monde et décline chaque année une nouvelle version à peine modifiée de chacun de ses jeux. Bref, un jour, j'ai gagné de l'argent et j'ai décidé de rémunérer les concepteurs de jeu. Avec un bémol quand même, puisque j'achète généralement les jeux PC un ou deux ans après leur sortie. Ca me permet d'acheter à prix fort tous les nouveaux jeux qui sortent sur ma console de salon, sans trop avoir l'impression de me faire dépouiller. Voilà pour les aspects psychologiques.

Cette habitude de pingre m'a valu de n'acheter qu'aujourd'hui Half Life 2. Essentiellement pour la joueuse qui m'accompagnait à la fnac, d'ailleurs, mais un peu par curiosité, quand même. Je suis comme ça moi, j'aime bien me réveiller deux ans après la bataille. Une fois le jeu arrivé à la maison, je me suis atelé à son installation.

Hop, je mets le CD dans le lecteur. Jusqu'ici tout va bien. Comment ça installer Steam ? Non, moi je veux Half Life. Ah, il faut accepter l'installation de Steam, c'est lui qui lancera l'installation de HL2. D'accord alors. Je subis la copie de 4.5Go sur le disque, et croyez-moi, même avec un lecteur de DVD, c'est long. Ca y est, je peux jouer ? Mais... Pourquoi il m'a installé la démo jouable de HL2 ?! Grmbl. Pour jouer, il faut enregistrer un compte "Steam". Pas de problème, je rentre mon numéro de série, mon nom, une adresse de courriel valide, j'accepte la license d'exploitation qui n'est disponible qu'en anglais et qui précise que toute transaction se fera en langue anglaise et que si je ne suis pas content je n'ai qu'à pas jouer à HL2 et d'ailleurs on se demande pourquoi je l'ai acheté. Compte créé. Je peux jouer ? Ah non. Maintenant, le gentil Steam me décompresse le jeu, le vrai. Et Counter Strike Source avec, tiens. Tant mieux, y'avait écrit sur la boite que c'était fourni avec. C'est d'ailleurs ça qui a décidé la joueuse à mes côtés. Bien. Une heure plus tard, c'est décompressé. Fini ? Je peux faire un headshot ? Non. Il faut mettre à jour le jeu. 30 minutes de plus. Ah et puis tiens, avant de jouer, veuillez noter, cher utilisateur, que vos pilotes vidéo sont vieux, moches, qu'ils sentent mauvais, qu'on en veut pas et que le jeu risque de mal fonctionner, de griller votre écran et faire hurler votre chien à la mort. M'en fous, j'ai pas de chien. Et puis bon, ma carte vidéo a 3 mois, et mes pilotes sont tout neufs. Mais comme mon constructeur de GPU sort des nouvelles versions plus vite que son ombre, je cède à la tentation. 30Mo et un redémarrage plus tard, j'ai de quoi satisfaire le petit Steam. "Jouer".

Et là, Steam, toujours lui, m'affiche une *pub*. Je suis outré. Ca fait 2h que j'essaie d'installer ce bordel pour jouer, et il m'envoie une pub. Mais lâche-moi maintenant, j'en veux pas de ta pub pourrie ! Je veux FRAGGER !

Bref. Une fois l'énervement passé, et le jeu essayé, je n'ai qu'une chose à dire : en comparaison, un jeu piraté, c'était facile et rapide à installer. Mais c'était quand même moins beau.

Tout s'accélère

Suite aux problèmes rencontrés par certains visiteurs avec la vidéo contenue dans cette page, j'ai modifié ce billet. Vous pouvez désormais télécharger la vidéo.

Geeky

Tout le monde ne parle que de Web 2.0. Bon, tant mieux à la rigueur, ça force les gens à considérer les technologies web avec un peu moins de condescendance et un peu plus de "wouah ouh!", mais c'est un poil frustrant de voir que ça ne prend que maintenant, avec un nom ridicule, quand on tente d'enseigner et promouvoir une bonne partie de ce type de technologies depuis deux ans, sous le nom un peu moins vendeur mais un peu plus honnête de "technologies web".

Bon en attendant, le buzz autour du web 2.0 m'aura quand même permis de bien me poiler en lisant le plan de la prochaine conférence Web 1.0. Et de regretter amèrement de ne pas pouvoir assister à une autre conférence, un poil plus sérieuse.

Daylight saving

Abandonner son cerveau au bord d'un chemin. Laisser les mots imprégner l'atmosphère, qu'ils aient un sens ou non. Laisser la musique faire le reste. Vide. A trop analyser, on en perd un peu de plaisir. Personne ne se demande si les paroles des grands classiques de la disco ont un sens. Et c'est heureux. Tout le monde cherche un sens profond dans les tubes goths ou dans les gros morceaux de métal. Et c'est idiot.

Des gros sons des premiers albums de pleymo aux rhymes faciles de watcha, on pourrait cracher assez facilement sur le métal français. N'empêche, le tout découpé en petites ritournelles, ça donne, par exemple : "tout a déjà été fait, soi-disant - alors qu'est-ce qu'on fait maintenant ? (...) si t'empêche qu'on avance, on va t'mettre en vrac !"

Ca n'a l'air de rien, mais c'est incisif. Explicite. Et avec le son, c'est juste mortel.

Dans le même style, je ne sais pas ce que les critiques et les spectateurs sont allés chercher quand ils sont allés voir "NightWatch", une grosse production russe, mais visiblement, compte tenu de la cruauté de leurs réactions, ils ne l'ont pas trouvé. Pourtant, ç'aurait été une production américaine, tout le monde aurait sûrement applaudi. Gros spectacle, effets spéciaux impressionnants, scénario captivant - et truffé de conneries, mais pas plus que dans un X-Men 2, et bien moins que dans la guerre des mondes. Des acteurs efficaces, des clichés absents, une musique de furieux, non vraiment, le film est loin d'être mauvais.

Bon, je me débranche, je deviens fébrile.

et ah, tiens, non, aucun rapport avec le changement, d'heure, ça attendra bien 24 jours.

Monsieur aurait-il peur
Comme nous de jouer les branleurs?
Dans tes clichés t'es bloqué
Résultat tu rames et t'es vexé

Rythm'n'boom.

7h00, plus ou moins quinze minutes. La petite boîte hurle ses bips. Par réflexe, je me dirige vers la machine à café dans la pièce d'à côté, et j'écoute le gargouilli de l'eau qui se met à bouillir. Goutte après goutte, la caféine fait son chemin, du filtre dans la tasse, de la tasse dans mes veines. Mes pupilles se dilatent un peu. Mon corps se réveille bien après moi, sous l'effet de l'eau tiède. Puis vient le moment crucial où il me faut choisir la musique du trajet. Quelque chose d'un peu rapide, mais pas trop. Quelque chose d'agréable, mais sans mélodie trop calme. Quelque chose de rythmé. Quelque chose ressemblant à un bon gros album de métal, pour parcourir les 2km qui me séparent de ma destination.

J'ouvre la porte et je m'élance. Tout ira bien.

Tout ira bien.

Flying out

Now this looks like a job for him
But everybody, can't follow him
Still we are a little, community
Yes it'll feel so empty, without him

A Gustave et son maître.

Qui dit mieux ?

Les dernières lueurs de l'été...

Les feuilles commencent sérieusement à tomber des arbres, et l'automne s'installe. C'est bête, je m'étais bien habitué à l'été, pour une fois. Piqûre de rappel en images, et sans trucage.

Les Gros
Un petit coin de paradis, pris sur le vif le jour précédant ma crise d'appendicite.

fontarrabie
Un autre endroit de rêve où, accompagné de Maïa, Bap*, Morue, Netsabes, Trep et Aurélie, j'ai pu constater combien mon espagnol avait foutu le camp.

Allez, plus que 283 jours avant la prochaine fête de la musique...